Programme archéologique 2012
de la Forteresse de Louisbourg
Renseignements sur le projet

Intitulé du projet :

Programme archéologique de l'été 2012 à la Forteresse de Louisbourg Calendrier :

Information générale sur le projet : Programme archéologique 2012 de la Forteresse de Louisbourg
Organisme responsable : Association de la Forteresse-de-Louisbourg et Parcs Canada
Directeur(s) de projet :  Bruce Fry, Ph.D. et Michael St. Denis (Forteresse de Louisbourg)
Lieu : Cap-Breton, Nouvelle-Écosse, Canada

Description du projet

Le Programme archéologique 2012 de la Forteresse de Louisbourg offre une occasion unique aux mordus d'archéologie de participer aux fouilles supervisées au Lieu historique national de la Forteresse de Louisbourg du Canada. L'été 2012 portera sur l'étude des lieux de la propriété De La Vallière, occupée successivement, entre 1720 et 1758, par des Français, des Britanniques et des colons de la Nouvelle-Angleterre. Le programme commencera par deux stages de cinq (5) jours chacun, au milieu du mois d'août. Pendant chacun des stages, une équipe de 10-12 participants va excaver une partie de la propriété De La Vallière selon des techniques de fouilles archéologiques, et assister à des présentations sur les recherches historiques actuelles à la Forteresse. Les participants passeront une bonne partie du stage la truelle à la main, mais ils auront aussi amplement d'occasions de se familiariser avec les lieux et les sons de la Forteresse de Louisbourg et d'explorer le littoral sauvage du Cap-Breton.

Louisbourg fut d'abord une grande colonie française, dès 1713; on érigea la forteresse dans les années 1730; par deux fois, la ville fut assiégée par des colons de la Nouvelle-Angleterre et par des Britanniques, pour être finalement démolie et abandonnée par les Britanniques dans les années 1760. Relativement indemnes depuis la chute de la forteresse, les vestiges de la colonie ont traversé les siècles dans un état de conservation remarquable.

Des fouilles archéologiques considérables et des recherches historiques vers le milieu du XXe siècle ont servi de guide à une reconstruction partielle de la ville et de ses fortifications. Approximativement vingt-cinq pour cent (25 %) de la forteresse a été recréé; il s'agit du plus vaste projet de reconstruction historique en Amérique du Nord. Trois décennies de recherche archéologique et archivistique ont produit une somme prodigieuse de données sur la vie coloniale dans le Louisbourg du XVIIIe siècle, mais il reste encore beaucoup à découvrir! Le Programme archéologique de la Forteresse de Louisbourg est une magnifique occasion de découvrir le passé.

À noter que le programme peut s'adapter, selon que l'on préfère participer à des activités sur le terrain et en laboratoire au lieu d'effectuer des fouilles.
Pour plus de renseignements, prière de communiquer avec nous.

Période d'étude archéologique : forteresse coloniale française du XVIIIe siècle
Dates des stages : 13-17 août 2012; 20-24 août 2012
Durée minimale : cinq jours
Date limite de candidature :  1er juillet 2012
Accessibilité du projet : 12 participants par stage
Âge minimal : 18 ans
Expérience requise : aucune
Frais d'inscription : 650,00 CAD par personne par stage de 5 jours

Ce montant couvre : les frais du programme; le déjeuner sur place, du lundi au vendredi; le transport à la Forteresse, du lundi au vendredi.

Lectures recommandées :

 Fry, Bruce W. 1984.  "Un air de fort" Les fortifications de Louisbourg . Publications de recherche, Parcs Canada.

Johnston, A.J.B. 1988. La Religion Dans La Vie A Louisbourg 1713 - 1758. Environnement Canada.

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Calendrier du projet :

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

9 h

 

Navette du Centre des visiteurs (CV) vers la Forteresse

Navette du CV vers la Forteresse  

Navette du CV vers la Forteresse  

Navette du CV vers la Forteresse  

Navette du CV vers la Forteresse

 

9 h 15
 

Arrivée sur les lieux

Arrivée sur les lieux

Arrivée sur les lieux

Arrivée sur les lieux

Arrivée sur les lieux

9 h 15 - 10h

Présentations

Rencontre à la maison Chevalier
Accueil et échanges
café, etc.

Rencontre à la maison Chevalier, présentation en matinée, café, etc.

Rencontre à la maison Chevalier, présentation en matinée, café, etc.

Rencontre à la maison Chevalier, présentation en matinée, café, etc.

Rencontre à la maison Chevalier, présentation en matinée, café, etc.

10 h - 11 h

Visite guidée de la Forteresse

 

Fouilles

 

Fouilles

 

Fouilles



Fouilles

11 h - midi

Introduction archéologique (détails spécifiques)

- Histoire des fouilles, etc.

midi - 12 h 30

Déjeuner XVIIIe siècle à la Forteresse (restaurant de LaGrange)

Lunch à emporter

Lunch à emporter

Lunch à emporter

Lunch à emporter

12 h 30 - 13 h

 

Fouilles

 

Fouilles

 

Fouilles

 

Fin Fouilles

13 h - 15 h 30

Visite de la collection archéologique et du laboratoire de conservation

navette à la forteresse



Retour de l'équipement au pavillon de l'Archéologie


Dîner XVIIIe siècle à la Forteresse (restaurant de l'Epée Royale)

15 h 30 - 16 h 30

Visite des fouilles et du laboratoire de rec herche

Début des fouilles

16 h 30- 17 h

Rangement de l'équipement

Rangement de l'équipement

Rangement de l'équipement

Rangement de l'équipement

17 h

Navette vers le Centre des visiteurs

Navette vers le Centre des visiteurs

Navette vers le Centre des visiteurs

Navette vers le Centre des visiteurs

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Histoire de Louisbourg (1713-1758):                       

Après la signature du traité d'Utrecht (1713), qui accordait à la Grande-Bretagne la Nouvelle-Écosse continentale et Terre-Neuve, les Français vinrent s'établir à l'Île Royale (ou Île du Cap-Breton). La colonie de l'Isle Royale comprenait l'Isle Royale et l'Isle Saint-Jean (l'actuelle Île-du-Prince-Édouard). L'Isle Royale, en particulier Louisbourg, devait remplacer Plaisance (Terre-Neuve), qui avait servi de havre et de base pour la pêche aux navires commerciaux français. En 1718, l'Isle Royale était devenue une colonie prospère qui produisait et exportait annuellement 150 000 quintaux de morue séchée. (Un quintal correspond à environ 50 kilogrammes.) Des travailleurs itinérants et des résidents pratiquaient la pêche côtière à partir de Louisbourg et d'autres ports de l'est de l'île. Au cours des années 1720 et 1730, la production de morue s'établissait annuellement à 120 000 - 160 000 quintaux. Pendant la première moitié du XVIIIe siècle, cette production comptait pour le tiers de toute la morue prise par les Français dans les eaux de l'Amérique du Nord.
Louisbourg devint une base importante. Pour l'essentiel, le poisson de l'Isle Royale était destiné aux marchés européens et antillais. Dans les années 1740, les Français de l'île exportaient annuellement jusqu'à 40 000 quintaux de morue vers les Antilles, Saint-Domingue en particulier. La colonie devint également un marché pour les produits des Antilles. Le sucre, la mélasse et le rhum arrivaient par pleines cargaisons à l'Isle Royale pour être immédiatement réexportés, surtout vers les colonies de l'Amérique britannique. Ce commerce du rhum et de la mélasse était tel, dans les années 1750, que la valeur des produits du sucre exportés de l'Isle Royale se comparait à celle de la production en morue. Louisbourg fut fondée pour servir de base à la pêche de la morue mais elle prospéra tant et si bien que finalement, elle devint l'un des plus importants ports de la Nouvelle-France. Dans les années 1730, le port de Louisbourg pouvait recevoir plus de 150 navires; il était dorénavant l'un des ports de mer les plus achalandés en Amérique du Nord. Les années 1740 virent la population permanente de la ville se situer entre 2500 et 3000 personnes.
En plus de son importance économique et commerciale, Louisbourg était le centre administratif et la capitale de l'Isle Royale. La ville avait à peu près atteint son plein développement en 1734. Des installations de pêche, la plupart avec quelques bâtiments, des quais et des vigneaux, encerclaient le havre. Tout comme dans les petites villes françaises de l'époque, plusieurs classes sociales vivaient côte à côte. À Louisbourg, les caractères régionaux étaient exceptionnellement diversifiés. Les femmes, pour la plupart, étaient nées dans le Nouveau Monde; les hommes, eux, venaient surtout de l'ouest de la France, mais toutes les provinces françaises et même d'autres pays européens y étaient représentés.
En même temps, Louisbourg était devenu la principale forteresse française dans la région atlantique. Commencées en 1717, les murailles massives de la ville furent conçues d'après les plans de Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707), principal ingénieur sous le règne de Louis XIV. Ville-forteresse, Louisbourg avait l'aspect d'une ville fortifiée européenne, enserrée par des murs et munie de batteries de canons et d'ouvrages défensifs. Dans le contexte nord-américain, cette ville fortifiée se rangeait parmi les mieux défendues du continent.
Bien que protégée en vue de résister à des attaques en provenance de la mer, Louisbourg fut par deux fois attaquée du côté terre, où son système défensif laissait à désirer. En 1745, la ville succomba aux forces alliées de 4 000 soldats britanniques et de la Nouvelle-Angleterre. Ses citoyens furent déportés en France et la ville fut occupée par l'armée ennemie. Mais quatre ans plus tard, le Traité d'Aix-la-Chapelle (1748) rendait l'Isle Royale à la France et les Français purent retourner à Louisbourg.
Neuf ans après (1758), Louisbourg dut à nouveau se rendre, assaillie par 30 000 soldats de l'armée britannique. Lors des deux sièges, Louisbourg opposa une résistance héroïque contre des forces supérieures, pendant six semaines. La ville résista à l'assaut aussi longtemps que le prévoyaient les théories de Vauban. Lors d'un siège, celui des protagonistes qui avait le contrôle des mers et de l'approvisionnement devait finalement remporter la victoire. Une fois de plus, les soldats et les habitants de la ville furent déportés vers la France. Louisbourg n'était plus une force stratégique, une base navale : les Britanniques purent donc s'attaquer à Québec (1759), puis à Montréal (1760). Le Traité de Paris, en 1763, faisait de la Nouvelle-France une partie de l'Amérique britannique.
La chute de la Nouvelle-France signifiait la fin de Louisbourg en tant que ville-forteresse. Ce formidable symbole de la puissance française s'évanouit rapidement des mémoires. Les Britanniques démolirent systématiquement les fortifications en 1760; ils retirèrent ce qui y restait de leur garnison en 1768. Pendant le siècle suivant, Louisbourg n'eut plus que l'aspect d'un village de pêche isolé, distinct par ses amas de pierre, ruines du Louisbourg ancien.
En 1961, le gouvernement du Canada entama le projet d'une reconstruction partielle du Louisbourg du XVIIIe siècle, dans le but d'offrir du travail aux mineurs de charbon au chômage et de stimuler l'économie du Cap-Breton. Le Lieu historique national de la Forteresse de Louisbourg comprend désormais plus de 60 édifices reconstruits et des murailles massives; c'est l'effort le plus ambitieux au Canada pour préserver notre histoire. Certains de ces édifices sont meublés dans l'esprit de l'époque et présentés par des interprètes en costumes; on y trouve des expositions, des visites guidées, des restaurants dans le style de l'époque, une boulangerie et des boutiques.

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La population de Louisbourg au XVIIIe siècle :

Les classes sociales -- Louisbourg était le lieu où les traditions de l'Europe se fusionnaient avec les audacieuses possibilités de l'Amérique du Nord. La société était partagée en classes, dominée par des officiels des colonies, des officiers et de riches marchands, tous des groupes qui frayaient bien ensemble. Au-dessous, marchands, aubergistes et artisans desservaient les troupes, les activités portuaires et de pêche. La forte orientation commerciale de Louisbourg, de pair avec l'absence d'un haut clergé et le faible nombre de représentants de la petite noblesse, ont contribué à une société dans laquelle les personnages les plus riches et les plus prestigieux pouvaient fréquenter les cercles sociaux huppés de la ville. Marchands, financiers et hauts fonctionnaires fréquentaient gouverneurs et officiers des rangs supérieurs, et pouvaient même allier leurs familles par des mariages.

Bien que le contexte ait été plus ouvert à Louisbourg qu'il ne l'était en France, vu la marge de manoeuvre considérable que possédait celui qui désirait s'élever dans l'échelle sociale, il reste que des éléments tels que les ascendants familiaux, le milieu et les grâces sociales conservaient toute leur importance. L'élite de la société coloniale partageait cette même convoitise pour un rang élevé et cette volonté d'afficher ses appartenances qui caractérisaient l'élite française elle-même. Ceci se manifestait dans l'habillement, l'ameublement domestique, la place occupée à l'église et l'attitude en public. Au-dessous de cette élite sur le plan social, on trouvait des marchands d'origine plus modeste ou moins fortunés, des petits fonctionnaires et des propriétaires pêcheurs à l'aise. Ensuite figuraient les boutiquiers, artisans, aubergistes et taverniers. Tout au bas de l'échelle sociale se trouvaient les pêcheurs, les soldats, les serviteurs et les esclaves.

La population -- Louisbourg comptait des hommes, des femmes et des enfants; le nombre d'hommes dépassait largement celui des femmes. Les pêcheurs et leurs familles venaient habituellement des côtes bretonnes et normandes le long du golfe de Saint-Malo ou bien, du sud-ouest basque de la France. D'après les recensements faits sur les chefs de ménage, quatre-vingt pour cent (80 %) des hommes étaient de France. D'autre part, la forte majorité des fiancées étaient nées dans la colonies (Terre-Neuve, vallée du Saint-Laurent, Acadie, Isle Royale). En plus de sa population française, Louisbourg comptait quelques centaines d'Allemands, des centaines de catholiques irlandais en provenance de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Angleterre, des gens d'origine espagnole, anglaise ou écossaise, ainsi que 266 esclaves. Quatre-vingt-dix pour cent (90 %) des esclaves étaient originaires d'Afrique; on comptait également 23 Panis parmi ces esclaves; ces derniers étaient issus des tribus Caddoan des Plaines de l'Ouest.
Sur le plan religieux, la population était essentiellement de confession catholique romaine, malgré la présence de bon nombre de protestants, surtout durant les années 1730 et 1740, alors que le régiment suisse de Karrer était présent à la forteresse. Ce régiment composé de 150 mercenaires servit à Louisbourg de 1722 à 1745. Pour ce qui est de la langue, nombreux sont les pêcheurs qui parlaient basque; il est également probable que d'autres s'exprimaient en breton. Parmi les soldats, du moins pendant les décennies de 1730 et 1740, plusieurs étaient de langue maternelle allemande et suisse-allemande. Dans les années 1750, l'espagnol était sans doute la deuxième langue la plus courante dans la garnison. Dans l'ensemble, toute forteresse française qu'elle fût, le Louisbourg maritime du XVIIIe siècle abritait bon nombre de populations minoritaires; certaines sur le plan ethnique, d'autres quant à la religion, d'autres du point de vue linguistique.

La garnison :

Comme toutes les villes-forteresses du XVIIIe siècle, Louisbourg avait besoin d'une importante garnison pour veiller à ses portes et à ses postes de garde et pour patrouiller les rues et les fortifications. Au cours des années 1740, les soldats composaient à peu près le quart de la population totale; dans les années 1750, cette proportion s'établissait peut-être à la moitié. Cette présence militaire incontournable a sans conteste marqué l'atmosphère de la ville pour tous ses habitants civils.

Où qu'ils aillent en ville, les citoyens voyaient ou entendaient des signes d'activité propres à une forteresse, qu'il s'agisse de sentinelles à l'entrée des divers bâtiments de Sa Majesté, de détachements en circulation dans les rues de la ville ou du roulement des tambours, presque toutes les heures. Le déroulement de nombreuses manoeuvres militaires et la formidable enceinte de la ville ont dû procurer aux habitants un sentiment d'ordre et de sécurité.

Planification et architecture urbaines :

Les premiers à s'établir à Louisbourg (alors connu sous le nom de Havre à l'Anglois) en 1713 ont pu ce faire là où ils le souhaitaient le long du havre. Au moyen du bois local et d'autres matériaux, on construisit les premières maisons et les autres bâtiments en piquets alignés à la verticale, une technique simple et rapide qui avait déjà servi aux habitants de Plaisance.

Lorsqu'on désigna Louisbourg pour servir de centre administratif à l'Isle Royale, il ne fut plus question de laisser aux habitants le soin de déterminer comment bâtir la ville. Un plan en grille soigneusement tracé, avec 45 divisions, allait créer la ville-forteresse. Il fallut d'abord déplacer les premiers colons qui s'étaient installés à proximité des quais; la plupart furent compensés largement. On accorda à certains la permission de conserver des bâtiments non conformes au tracé.

Les édifices du Louisbourg du XVIIIe siècle relèvent de deux groupes : l'un redevable aux deniers royaux, l'autre payé à même des fonds privés. En général, ceux du premier groupe étaient plus vastes et plus cossus que les autres : murs de pierre, toits en pente, fleurs de lis ornementales, pierres d'angle et encadrements en pierre de taille caractérisaient des bâtiments appartenant au Roi. L'architecture domestique et celle des entrepôts ne révélaient pas souvent l'influence d'un architecte et le cédaient beaucoup en importance aux bâtiments officiels. Il importait avant tout de s'abriter; si toutefois on pouvait se le permettre, l'affirmation sociale, le caractère privé et la sécurité entraient également en ligne de compte.

Système de devises en usage à l'époque :

Au XVIIIe siècle, la livre était l'unité monétaire française, comme le shilling était celle des Anglais. La livre était une représentation théorique plus qu'autre chose : aucune monnaie n'était frappée avec ce nom ou cette valeur. La livre se divisait en sols et en deniers, comme suit : 20 sols pour une livre, 12 deniers pour un sol, ou 240 deniers pour une livre.

On disposait de pièces variées selon la valeur des sols et des deniers. Il existait également des pièces pour les valeurs dépassant une livre, comme l'écu et le louis d'or.

À la différence du Canada où les billets étaient d'usage courant, à Louisbourg on payait généralement en espèces ou bien on avait recours au troc. En plus des pièces de monnaie françaises, les devises espagnoles et portugaises connaissaient une vaste circulation à Louisbourg.

Coût des biens -- Voici les coûts de quelques articles, selon une liste d'importation datée de 1737 : une paire de bottes de pêche 15 livres; couverture de laine, 12 livres; beurre (1 livre), 10 sols; vin (une bouteille, Bordeaux), 1 livre; un cheval, 300 livres; un poulet, 1 livre; un mousquet, 25 livres; un fauteuil (bien ouvragé), 80 livres.
À noter que la somme de 5 livres représentait, pour un pêcheur, environ le salaire de deux jours de travail. Pendant la période de 1713 à 1758, on dépensa pour les fortifications de Louisbourg plus de quatre million de livres.

Rémunération -- Voici quelques exemples de revenus annuels : commandant, 9 000 livres; capitaine de compagnie, 1 080 livres; chirurgien, 600 livres; bourreau, 350 livres; pêcheur (en mer), 290-300 livres; travailleur sur la grève, 160-360 livres; serviteur, 30-60 livres; soldat (solde militaire), 18 livres.

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Histoire relative au site où se déroule le projet :

Les fouilles de 2012 se dérouleront sur la propriété De La Vallière, au coin nord-ouest (parcelle D) du carré no 16. Cette propriété, qui doit son nom à la longue occupation de la parcelle D par la famille De La Vallière, fut occupée sans interruption de 1720 à 1768. Voici un survol historique de ce domaine :



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Description du programme 2012

Déroulement du programme 2012

Histoire de Louisbourg

Un établissement du XVIIIe siècle

Histoire relative au site où se déroule le projet


Scènes de 2005 & 2006:

Pour plus de renseignements sur le projet 

Quelques photographies, gracieuseté de Parcs Canada