![]() |
Programme
archéologique 2012 de la Forteresse de Louisbourg Renseignements sur le projet |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Intitulé
du projet :
Description du projet Le Programme archéologique 2012 de la Forteresse de Louisbourg offre
une occasion unique aux mordus d'archéologie de participer aux fouilles
supervisées au Lieu historique national de la Forteresse de Louisbourg
du Canada. L'été 2012 portera sur l'étude des lieux de la propriété
De La Vallière, occupée successivement, entre 1720 et 1758, par des
Français, des Britanniques et des colons de la Nouvelle-Angleterre.
Le programme commencera par deux stages de cinq (5) jours chacun, au
milieu du mois d'août. Pendant chacun des stages, une équipe de 10-12
participants va excaver une partie de la propriété De La Vallière selon
des techniques de fouilles archéologiques, et assister à des présentations
sur les recherches historiques actuelles à la Forteresse. Les participants
passeront une bonne partie du stage la truelle à la main, mais ils auront
aussi amplement d'occasions de se familiariser avec les lieux et les
sons de la Forteresse de Louisbourg et d'explorer le littoral sauvage
du Cap-Breton. † †
À noter que le programme peut s'adapter, selon que l'on préfère
participer à des activités sur le terrain et en laboratoire
au lieu d'effectuer des fouilles.
Ce montant couvre : les frais du programme; le déjeuner sur place,
du lundi au vendredi; le transport à la Forteresse, du lundi au vendredi.
Johnston, A.J.B. 1988. La Religion Dans La Vie A Louisbourg 1713
- 1758. Environnement Canada.
Histoire de Louisbourg
(1713-1758): Les classes sociales -- Louisbourg était le lieu où les traditions de l'Europe se fusionnaient avec les audacieuses possibilités de l'Amérique du Nord. La société était partagée en classes, dominée par des officiels des colonies, des officiers et de riches marchands, tous des groupes qui frayaient bien ensemble. Au-dessous, marchands, aubergistes et artisans desservaient les troupes, les activités portuaires et de pêche. La forte orientation commerciale de Louisbourg, de pair avec l'absence d'un haut clergé et le faible nombre de représentants de la petite noblesse, ont contribué à une société dans laquelle les personnages les plus riches et les plus prestigieux pouvaient fréquenter les cercles sociaux huppés de la ville. Marchands, financiers et hauts fonctionnaires fréquentaient gouverneurs et officiers des rangs supérieurs, et pouvaient même allier leurs familles par des mariages. Bien que le contexte ait été plus ouvert à Louisbourg qu'il ne l'était en France, vu la marge de manoeuvre considérable que possédait celui qui désirait s'élever dans l'échelle sociale, il reste que des éléments tels que les ascendants familiaux, le milieu et les grâces sociales conservaient toute leur importance. L'élite de la société coloniale partageait cette même convoitise pour un rang élevé et cette volonté d'afficher ses appartenances qui caractérisaient l'élite française elle-même. Ceci se manifestait dans l'habillement, l'ameublement domestique, la place occupée à l'église et l'attitude en public. Au-dessous de cette élite sur le plan social, on trouvait des marchands d'origine plus modeste ou moins fortunés, des petits fonctionnaires et des propriétaires pêcheurs à l'aise. Ensuite figuraient les boutiquiers, artisans, aubergistes et taverniers. Tout au bas de l'échelle sociale se trouvaient les pêcheurs, les soldats, les serviteurs et les esclaves. La population -- Louisbourg comptait des hommes, des femmes et des enfants; le nombre d'hommes dépassait largement celui des femmes. Les pêcheurs et leurs familles venaient habituellement des côtes bretonnes et normandes le long du golfe de Saint-Malo ou bien, du sud-ouest basque de la France. D'après les recensements faits sur les chefs de ménage, quatre-vingt pour cent (80 %) des hommes étaient de France. D'autre part, la forte majorité des fiancées étaient nées dans la colonies (Terre-Neuve, vallée du Saint-Laurent, Acadie, Isle Royale). En plus de sa population française, Louisbourg comptait quelques centaines d'Allemands, des centaines de catholiques irlandais en provenance de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Angleterre, des gens d'origine espagnole, anglaise ou écossaise, ainsi que 266 esclaves. Quatre-vingt-dix pour cent (90 %) des esclaves étaient originaires d'Afrique; on comptait également 23 Panis parmi ces esclaves; ces derniers étaient issus des tribus Caddoan des Plaines de l'Ouest. Sur le plan religieux, la population était essentiellement de confession catholique romaine, malgré la présence de bon nombre de protestants, surtout durant les années 1730 et 1740, alors que le régiment suisse de Karrer était présent à la forteresse. Ce régiment composé de 150 mercenaires servit à Louisbourg de 1722 à 1745. Pour ce qui est de la langue, nombreux sont les pêcheurs qui parlaient basque; il est également probable que d'autres s'exprimaient en breton. Parmi les soldats, du moins pendant les décennies de 1730 et 1740, plusieurs étaient de langue maternelle allemande et suisse-allemande. Dans les années 1750, l'espagnol était sans doute la deuxième langue la plus courante dans la garnison. Dans l'ensemble, toute forteresse française qu'elle fût, le Louisbourg maritime du XVIIIe siècle abritait bon nombre de populations minoritaires; certaines sur le plan ethnique, d'autres quant à la religion, d'autres du point de vue linguistique. La garnison : Comme toutes les villes-forteresses du XVIIIe siècle, Louisbourg avait besoin d'une importante garnison pour veiller à ses portes et à ses postes de garde et pour patrouiller les rues et les fortifications. Au cours des années 1740, les soldats composaient à peu près le quart de la population totale; dans les années 1750, cette proportion s'établissait peut-être à la moitié. Cette présence militaire incontournable a sans conteste marqué l'atmosphère de la ville pour tous ses habitants civils. Où qu'ils aillent en ville, les citoyens voyaient ou entendaient des signes d'activité propres à une forteresse, qu'il s'agisse de sentinelles à l'entrée des divers bâtiments de Sa Majesté, de détachements en circulation dans les rues de la ville ou du roulement des tambours, presque toutes les heures. Le déroulement de nombreuses manoeuvres militaires et la formidable enceinte de la ville ont dû procurer aux habitants un sentiment d'ordre et de sécurité. Planification et architecture urbaines : Les premiers à s'établir à Louisbourg (alors connu sous le nom de Havre à l'Anglois) en 1713 ont pu ce faire là où ils le souhaitaient le long du havre. Au moyen du bois local et d'autres matériaux, on construisit les premières maisons et les autres bâtiments en piquets alignés à la verticale, une technique simple et rapide qui avait déjà servi aux habitants de Plaisance. Lorsqu'on désigna Louisbourg pour servir de centre administratif à l'Isle Royale, il ne fut plus question de laisser aux habitants le soin de déterminer comment bâtir la ville. Un plan en grille soigneusement tracé, avec 45 divisions, allait créer la ville-forteresse. Il fallut d'abord déplacer les premiers colons qui s'étaient installés à proximité des quais; la plupart furent compensés largement. On accorda à certains la permission de conserver des bâtiments non conformes au tracé. Les édifices du Louisbourg du XVIIIe siècle relèvent de deux groupes : l'un redevable aux deniers royaux, l'autre payé à même des fonds privés. En général, ceux du premier groupe étaient plus vastes et plus cossus que les autres : murs de pierre, toits en pente, fleurs de lis ornementales, pierres d'angle et encadrements en pierre de taille caractérisaient des bâtiments appartenant au Roi. L'architecture domestique et celle des entrepôts ne révélaient pas souvent l'influence d'un architecte et le cédaient beaucoup en importance aux bâtiments officiels. Il importait avant tout de s'abriter; si toutefois on pouvait se le permettre, l'affirmation sociale, le caractère privé et la sécurité entraient également en ligne de compte. Système de devises en usage à l'époque : Au XVIIIe siècle, la livre était l'unité monétaire française, comme le shilling était celle des Anglais. La livre était une représentation théorique plus qu'autre chose : aucune monnaie n'était frappée avec ce nom ou cette valeur. La livre se divisait en sols et en deniers, comme suit : 20 sols pour une livre, 12 deniers pour un sol, ou 240 deniers pour une livre. On disposait de pièces variées selon la valeur des sols et des deniers. Il existait également des pièces pour les valeurs dépassant une livre, comme l'écu et le louis d'or. À la différence du Canada où les billets étaient d'usage courant, à Louisbourg on payait généralement en espèces ou bien on avait recours au troc. En plus des pièces de monnaie françaises, les devises espagnoles et portugaises connaissaient une vaste circulation à Louisbourg. Coût des biens -- Voici les coûts de quelques articles, selon une liste d'importation datée de 1737 : une paire de bottes de pêche 15 livres; couverture de laine, 12 livres; beurre (1 livre), 10 sols; vin (une bouteille, Bordeaux), 1 livre; un cheval, 300 livres; un poulet, 1 livre; un mousquet, 25 livres; un fauteuil (bien ouvragé), 80 livres. À noter que la somme de 5 livres représentait, pour un pêcheur, environ le salaire de deux jours de travail. Pendant la période de 1713 à 1758, on dépensa pour les fortifications de Louisbourg plus de quatre million de livres. Rémunération -- Voici quelques exemples de revenus annuels : commandant, 9 000 livres; capitaine de compagnie, 1 080 livres; chirurgien, 600 livres; bourreau, 350 livres; pêcheur (en mer), 290-300 livres; travailleur sur la grève, 160-360 livres; serviteur, 30-60 livres; soldat (solde militaire), 18 livres. - RETOUR - Histoire relative au
site où se déroule le projet : |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Scènes de 2005 & 2006:
|
Quelques photographies, gracieuseté de Parcs Canada